Le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet a été libéré samedi 17 juillet après une semaine de garde à vue à Casablanca, selon des sources proches du procureur général.
Ali Lmrabet avait été interpellé lundi 12 juillet à l'aéroport de Tanger et transféré à Casablanca pour être entendu par la Brigade nationale de la police judiciaire. Il était placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour « diffusion présumée de fausses informations ». Reporters sans frontières (RSF) se tient mobilisée aux côtés du journaliste et appelle les autorités marocaines à lui accorder sa libération immédiatement.
« L'arrestation d'Ali Lmrabet est profondément préoccupante et illustre une nouvelle fois le recours à l'appareil judiciaire pour faire taire les voix critiques. Nous appelons à sa libération. Ali Lmrabet a consacré sa carrière au journalisme et au droit à l’information, des valeurs que le Maroc s’est publiquement engagé à respecter. Criminaliser le travail d’un journaliste n’est pas l’application de la loi : c’est le détournement de la justice au service de la répression.», a déclaré Oussama Bouagila, directeur du bureau Afrique du nord de RSF.
Ali Lmrabet était un pionnier de la presse libre au Maroc, fondateur des hebdomadaires « Demain Magazine » et « Doumane », qui avait déjà été emprisonné en 2003 pour « outrage au roi ». Il avait finalement été gracié par le roi l'année suivante. En 2014, il figure parmi les « 100 héros de l’information » de RSF pour son engagement indéfectible en faveur de la liberté de la presse.
Le Maroc occupe la 105e place sur 180 pays et territoires dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2026 de RSF.
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