June 23, 2026

Ouaga Press

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Le Maroc étend son influence en obtenant neuf sièges au sein de l’Union africaine.

Le Maroc étend son influence en obtenant neuf sièges au sein de l’Union africaine.

Ces neuf nouveaux sièges représentent bien plus qu’une simple présence symbolique : ils placent le Maroc au sein de plusieurs des organes décisionnels les plus influents de l’UA.

Le Maroc s’est vu attribuer neuf postes de haut niveau au sein des institutions de l’Union africaine, se classant en tête de la répartition des postes de direction alloués aux États membres d’Afrique du Nord et renforçant ainsi son influence croissante au sein de la principale organisation politique du continent.

Ces nominations marquent une nouvelle étape importante dans les efforts déployés par Rabat pour étendre son rôle au sein de l’Union africaine depuis sa réintégration dans le bloc en 2017, soulignant la confiance grandissante des pays africains dans l’engagement diplomatique, économique et institutionnel du Maroc à travers le continent.

Maroc s’est imposé comme le principal bénéficiaire des postes négociés au sein du groupe régional nord-africain, se voyant confier des responsabilités au sein de divers organes stratégiques chargés de la gouvernance, de la réforme institutionnelle, des migrations, des affaires juridiques, du développement économique et de la politique environnementale.

Parmi les nominations les plus marquantes, le Maroc a été nommé vice-président du comité ministériel chargé de coordonner les candidatures africaines au sein des organisations internationales, un rôle qui donne à Rabat davantage de poids dans la définition de la représentation de l’Afrique sur la scène mondiale.

Le royaume s’est également vu confier la vice-présidence du bureau chargé de superviser les contributions des États membres et le calcul des quotes-parts, ce qui le place au cœur des discussions concernant la gestion financière et le fonctionnement de l’Union africaine.

Le Maroc a en outre renforcé sa présence au sein des structures techniques spécialisées de l’UA, en rejoignant le comité chargé de la justice et des affaires juridiques ainsi que le comité responsable du développement économique, du tourisme, du commerce, de l’industrie et des ressources minérales. Ces instances jouent un rôle essentiel dans l’élaboration des politiques et stratégies continentales dans des secteurs clés.

Au sein du Comité des représentants permanents (COREP), le Maroc a été nommé vice-président de la sous-commission chargée des réformes institutionnelles, tout en assumant la présidence de la sous-commission des affaires environnementales. Rabat a par ailleurs obtenu son siège au sein de la sous-commission des droits de l’homme, de la démocratie et de la gouvernance.

Autre signe de la confiance croissante des pays africains dans l’approche du Maroc en matière de migration, le royaume a été sélectionné pour siéger au conseil d’administration du Centre continental des migrations, et des experts marocains participeront directement à ses travaux.

La migration est devenue l’un des domaines d’engagement les plus visibles du Maroc au sein de l’Union africaine. Les dirigeants africains ont déjà salué le rôle joué par Mohammed VI dans la promotion d’une stratégie migratoire fondée sur la solidarité, la responsabilité partagée et des solutions axées sur le développement, plutôt que sur des approches purement sécuritaires.

Ces dernières nominations interviennent alors que le Maroc continue d’approfondir son implication dans les grandes initiatives continentales, notamment la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, les projets de connectivité régionale et les programmes de développement visant à stimuler l’intégration économique et l’investissement à travers l’Afrique.

Selon les observateurs, ces avancées reflètent des années d’efforts diplomatiques soutenus de la part de Rabat, qui a élargi ses partenariats économiques et politiques à travers le continent tout en se positionnant comme un partenaire fiable dans des domaines allant de l’investissement et des infrastructures à la sécurité alimentaire, en passant par la coopération énergétique et la diplomatie religieuse.

Ces nominations s’inscrivent également dans la dynamique créée lors des récents sommets de l’Union africaine, où la réforme institutionnelle, les mécanismes de financement, l’intégration économique, la gouvernance et le développement durable sont restés au cœur de l’agenda de l’organisation.

Pour le Maroc, ces neuf nouveaux postes représentent bien plus qu’une simple présence symbolique. Ils placent le royaume au sein de plusieurs des instances décisionnelles et d’orientation politique les plus influentes de l’UA, lui permettant ainsi de jouer un rôle plus direct dans la définition des priorités et de l’orientation future de l’organisation.

Ce résultat souligne à quel point le retour du Maroc au sein de l’Union africaine, il y a moins d’une décennie, s’est transformé en une stratégie plus large d’influence institutionnelle, Rabat se positionnant de plus en plus comme l’un des principaux acteurs diplomatiques et économiques du continent et comme un pont entre l’Afrique et ses partenaires internationaux.