À Yaoundé, la capitale politique du Cameroun, les caméras de surveillance sont devenues un outil central pour dissuader les actes criminels, protéger les biens et les personnes, et améliorer la circulation routière.
Depuis leur installation dans les points névralgiques de la ville, les habitants constatent une nette amélioration de la sécurité. Un résident du quartier Madagascar témoigne : « Avant, nous vivions dans la peur des braquages. Les malfaiteurs attaquaient à toute heure, pillant boutiques, banques et boulangeries, puis disparaissaient sans être inquiétés. Mais depuis que les caméras sont là, ces bandits se font rares. Je remercie les autorités. »
Ces dispositifs sont gérés depuis le Centre national de commandement de la vidéosurveillance, situé dans le quartier Etoudi.
Face à leur efficacité dans la réduction de la criminalité, le président Paul Biya a signé le 17 décembre 2025 un décret autorisant le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, à contracter un nouvel emprunt de 39,2 milliards de francs CFA. Cette somme servira au financement complémentaire du projet d’extension au plan national du système intelligent de vidéosurveillance urbaine.
Avec ce nouveau financement, le gouvernement engage un quatrième crédit auprès de bailleurs chinois, portant à 150,8 milliards FCFA le total mobilisé en huit ans pour ce programme.
La première phase du projet a permis d’installer 1 500 caméras de vidéosurveillance dans plusieurs villes du Cameroun. Ce réseau a été renforcé par 2 000 postes émetteurs-récepteurs portatifs destinés à améliorer les capacités de surveillance et d’intervention de la police.
Les caméras ne se limitent pas aux espaces publics. De plus en plus de particuliers les installent chez eux. Un propriétaire explique : « Avant d’équiper ma maison, j’étais régulièrement cambriolé. Aujourd’hui, je suis totalement satisfait. Les rares bandits qui s’aventurent sont repérés et la justice s’en charge. »
Le prix d’une caméra de surveillance varie à partir de 15 000 FCFA selon le modèle. Elles sont désormais présentes non seulement dans les domiciles et sur la voie publique, mais aussi dans les plantations, les véhicules et les écoles, pour garantir la sécurité de tous.
Cette technologie permet aux utilisateurs de contrôler leurs biens à distance via un téléphone, un écran de télévision ou d’autres plateformes.
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